Le dialogue inter-Maliens préconise plusieurs années supplémentaires de régime militaire

(FILES) In this file photo taken on August 19, 2020 Colonel Assimi Goita speaks to the press at the Malian Ministry of Defence in Bamako, Mali, after confirming his position as the president of the National Committee for the Salvation of the People (CNSP). - Mali strongman Assimi Goita on May 25, 2021 forced out two transitional leaders who had been appointed following a coup in August 2020, and promised that elections would be held in 2022. In a statement read on public television, Goita said President Bah Ndaw and Prime Minister Moctar Ouane had been stripped of their duties for seeking to "sabotage" the transition, which would "proceed as normally, and the scheduled elections will be held in 2022." (Photo by ANNIE RISEMBERG / AFP)

Le dialogue inter-Maliens recommande la candidature du chef de la junte Assimi Goïta en vue de la future présidentielle du Mali. En conclusion de ces consultations nationales, ce vendredi 11 mai 2024, les participants préconisent également la prolongation du régime militaire au pouvoir pendant plusieurs années.

Acquis à la cause de la junte, les participants au dialogue inter-Maliens ont recommandé la prorogation de la durée de la transition au Mali de 2 à 5 ans. Parmi les autres recommandations phares figure la candidature du colonel Assimi Goïta, chef de la junte, à la prochaine élection présidentielle, dont la date exacte n’a pas été encore fixée.
 
S’il devenait candidat, en principe face à lui, il n’aura pas de nombreux adverses issus de la classe politique. Les participants au dialogue ont en effet demandé de réduire de manière drastique le nombre de formations politiques autorisées à exercer dans le pays. Rappelons qu’il y a quelques semaines, la junte a suspendu d’activités jusqu’à nouvel ordre tous les partis. Ils n’ont donc pas participé à la rencontre.
 
Des problèmes de sécurité sur le territoire national ont également été évoqués. Et parmi les recommandations, il y a la demande d’ouvrir le dialogue avec les groupes armés djihadistes. Dans le même domaine sécuritaire, les participants à la rencontre recommandent la dissolution de toutes les milices armées sur le territoire national.

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