Burkina: une vingtaine de civils et VDP tués lors d’une attaque près de Boulsa

Burkinabe gendarmes patrol near the Presidental Security Regiment (RSP) military barracks on September 29, 2015 in Ouagadougou. Burkina Faso's government on September 28 accused an elite presidential guard, led by coup leader Gilbert Diendere, behind this month's week-long coup of refusing to disarm, of seizing loyalist troops, and of planning yet more trouble. "The disarmament process started Saturday (September 26) was forcably questioned by General Diendére who informed his elements that the RSP can not be dissolved by the transitional goverment and it was better to resist," according to a government statement. AFP PHOTO / SIA KAMBOU / AFP PHOTO / SIA KAMBOU

Au moins 16 volontaires pour la défense de la patrie et deux civils ont été tués, vendredi 7 juillet, au cours d’une attaque dans une localité à une trentaine de kilomètres à l’Est de Boulsa, au Burkina Faso. C’est le village de Kogsablego qui a été la cible de cette nouvelle attaque. Les assaillants ont incendié également le marché et les boutiques. Les victimes ont été inhumées samedi dans la commune de Boulsa, dans la région du Centre-Nord.

C’est en grand nombre que les assaillants ont lancé l’assaut contre le village de Kogsablego. Selon les rescapés, « une centaine de terroristes » seraient venus à moto. Une source locale parle de plusieurs volontaires tombés après une fusillade contre ces hommes armés.

« J’ai eu l’écho de l’atrocité d’une attaque dans la province du Namentenga par un responsable coutumier, et ce dernier m’a confirmé que des VDP (Volontaires pour la défense de la patrie) étaient tombés », confie un spécialiste qui suit les activités des groupes armés terroristes au Burkina Faso. Le marché et toutes les boutiques du village ont également été incendiés. Dans la riposte, les VDP auraient neutralisé une dizaine de terroristes.

Selon plusieurs sources, les corps des victimes ont été ramenés dans la commune de Boulsa, samedi 8 juillet pour l’inhumation. Ses habitants sont sortis en nombre pour rendre un hommage à ces « vaillants combattants » tombés, rapportent des témoins. Les survivants lancent un appel à l’union sacrée autour des autorités de la transition pour éviter que la province du Namentenga ne tombe entre les mains des groupes armés.

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